Singing in the rain…

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Notre passage éclair au Paraguay nous permet juste de s’imprégner de la belle mais pourtant tragique histoire des missions jésuites en Amérique du Sud. Nous visitons les missions de Trinidad et de Jesus de Tavarangue dans la foulée.

A Trinidad, une chouette très chouette et peu farouche nous surveille du coin de l’oeil pendant toute la durée de notre exploration.

La visite de nuit avec un son et lumière envoûtant est très émouvante. Les ruines sont à nous et nous nous promenons en s’attendant presque à voir surgir au détour des vieilles pierres un des indiens guaranis qui vivaient et travaillaient ici il y a 250 ans.

Avant de repartir du Paraguay, nous visitons une usine de fabrication de Yerba Maté, l’herbe nationale. Les champs de maté sont prédominants dans cette région et il n’est pas rare de croiser des camions débordants de cette herbe dont la consommation semble indissociable de l’identité nationale.

De retour en Argentine, les marais d’Esteros del Ibera sont notre prochaine étape.

Si la zone est par définition naturellement humide, il faut bien avouer que l’on se serait passé des trombes d’eau qui n’ont cessé de tomber pendant 3 jours. La piste se transforme lentement mais sûrement en pataugeoire, tandis que les oiseaux semblent avoir fui vers des contrées moins hostiles. Nous restons 2 nuits au bord du chemin en attendant une accalmie qui finit par arriver — et accessoirement en fêtant mon anniversaire!

Il faudra ensuite toute la dextérité du chauffeur pour diriger Solaris au milieu de flaques de plus en plus impressionnantes. Je réalise assez vite que cet exercice qui me fait pousser de hauts cris semble en fait beaucoup l’amuser. De la même façon que les enfants s’en donnent à coeur joie dans les flaques, il cache mal le plaisir qu’il prend à faire gicler l’eau boueuse le plus haut possible autour de Solaris…

Si le soleil est resté caché, au moins a-t-on pu explorer les environs en évitant la douche. En chemin nous croisons nombre de capibaras — les mêmes que ceux rencontrés au Pantanal —  un caïman noir, des cerfs de marais, des renards et même un chat sauvage adorable.

Luxe des voyageurs sans contraintes, nous fuyons bientôt les pluies diluviennes jusqu’à retrouver le soleil dans le sud de la province argentine d’Entre-Rios. Le soleil nous réchauffe à nouveau, mais les conséquences des pluies du nord sont flagrantes. Le rio Uruguay déborde de partout et toutes les villes fluviales ont beau avoir la tête au soleil, elles gardent les pieds dans l’eau.

Le phénomène est particulièrement prenant à Colon. Les plages de sable blond sont sous l’eau, les restaurants du bord de l’eau sont inondés et seules deux planches de bois encordées au sommet d’une structure en bois et flottant pathétiquement sur les eaux boueuses indiquent encore l’emplacement des balançoires.

Ici, tout le monde accuse le Brésil et sa désastreuse politique de déforestation. Les eaux jadis retenues et absorbées par la végétation provoquent désormais en aval de terribles inondations à chaque épisode de pluie prolongé.

Toute cette eau ne nous a pas découragé d’aller profiter des termes de Colon… Quitte à être les pieds dans l’eau, autant y mettre aussi la tête! C’est en tout cas l’avis de Diane 🙂

Pour finir en beauté, bienvenue au Parc National El Palmar… Laissez-moi vous planter le décor: des palmiers par milliers…

Des capibaras, des renards et des viscachas derrière chaque palmier…

Et des couchers de soleil d’une violence chromatique égalée seulement par les levers… Ce qui nous pousse à vous soumettre une énigme: serez-vous capable d’identifier les photos de lever et celles de coucher de soleil ci-dessous? Photo de gauche, du centre ou de droite, on attend vos propositions…

 

 

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8 réponses

  1. Moustique
    | Répondre

    C’est nul 🙁

    • Moustique
      | Répondre

      Oups, je l’ai pas mit à la bonne place 🙂 … ça concernait la bière !

  2. Jean-Bernard
    | Répondre

    Je suis aussi tenté de dire: lever, coucher, lever. Mais j’arrive trop tard, comme Bernois, c’est typique. Au lieu de la bière, ce sera un verre de blanc.

  3. Moustique
    | Répondre

    Allez, je tente ma chance:
    Coucher, lever, coucher… j’ai bon ?… on gagne quoi 🙂 ?

    Bon apparemment, avec Lorraine ont est d’accord !

    • Veronique
      | Répondre

      Tu gagnes une bière d’Argentine… Biz !

  4. Lorraine
    | Répondre

    coucou pour votre énigme j’ai regardé avec ma maman et on pense que la première et la dernière sont des couchers et celle du milieu un lever. Mais bien-sûr c’est très possible que ce soit tout faux! 😉

    • Veronique
      | Répondre

      Bingo!!! 3/3 réponses correctes mesdames… A tout bientôt!

    • Veronique
      | Répondre

      En fait je me suis trompée moi-même!!! Les deux premières photos sont des couchers, seule la troisième est un lever de soleil ! Désolée pour la bière Moustique…

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